LA COMMUNION EVANGELISATRICE

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La communion chrétienne comme nous devons la vivre est décrite par Jésus comme lien d’amour. Jésus vit la communion avec son père et avec ses disciples par les mots « demeurer dans son amour » : « Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour » Jean 15, 9. La recommandation de Jésus est si forte que pour vivre la communion, nous devons demeurer dans l’amour, un amour qui se donne pour l’autre. Jésus est aimé par le Père, ainsi, il ne va pas seulement manifester le visage de Dieu le Père que nous voulons voir, mais il manifeste Dieu. Il est Dieu pour nous, qui vit pour nous, dont l’amour est pour tout le monde.

La communion vécue dans l’amour de Jésus concerne toutes nos relations en dehors et à l’intérieur de l’Eglise visible et spirituelle, c’est-à-dire entre ceux qui, ont reconnu Jésus et ont cru en lui, tous les enfants de Dieu qui habitent sur la terre, mais aussi tous les élus depuis le commencement du monde.

Le mois de novembre nous ouvre les portes de la communion en Dieu. De la solennité de tous les Saints qui nous met en communion avec la foule immense des rachetés,  en passant par la commémoration de tous les fidèles défunts qui nous donne de communier avec tous ceux qui sont entrés dans l’intimité sacrée de Dieu, l’Eglise nous engage dans le chemin de communion qui étend son regard à tous les Hommes. Par là nous pouvons entendre ce qui nous est dit par Saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde (c’est-à-dire l’humanité) qu’il a donné son Fils » Jean 3, 16. La communion  voulue par Dieu nous invite à aller au-delà de tout sentiment, de toute affection, de tout lien physique, spirituel et apostolique. Ici, je pense à tous ces « paroissiens isolés » : tous ceux qui ne peuvent plus rejoindre toutes nos activités ou célébrations paroissiales à cause de la maladie, la vieillesse ou un handicap ; tous ceux qui portent la vie paroissiale chez eux. Cette communion exige de la charité à l’égard de tous les enfants de Dieu dispersés par ci par là. Elle ne peut qu’être évangélisatrice. Elle fait de nous une Eglise missionnaire.

Nos différentes relations fraternelles et spirituelles dans la paroisse comme en dehors ont besoin du souffle nouveau. L’Esprit Saint qui suscite la communion peut transformer nos relations en un dynamisme évangélisateur qui agit par attraction comme le dit le pape François. « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés. » Actes 2, 46-47

Dominique Bienvenu NDINGA CCN