Paroisse Sainte-Marie des Peuples

Amilly - Lucé - Mainvilliers

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Le mot du curé

AIMER L'EGLISE

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(Extrait de « Sagesse et louanges pour chaque jour » de Henri NOUWEN)

« Il semble souvent impossible d’aimer l’Eglise. Mais nous devons sans cesse nous redire que tous les chrétiens, si divers, constituent ensemble l’Eglise : avec ou sans pouvoir, conservateur ou progressiste, tolérant ou fanatique. Ils se tiennent dans cette longue lignée de témoins qui chemine dans le monde, chantant la louange, écoutant la voix du Seigneur, et mangeant ensemble de ce pain qui se multiplie dans le partage. Avec cette pensée en tête, il sera peut-être possible de dire : « J’aime l’Eglise, et je suis heureux d’y appartenir ».

C’est notre devoir sacré d’aimer l’Eglise. Sans amour sincère pour l’Eglise, il n’est pas possible de vivre dans la joie et dans la paix. Et sans amour sincère pour l’Eglise, nous ne pouvons pas inviter d’autres à lui appartenir.

Pour aimer l’Eglise, ce ne sont pas des sentiments romantiques qui sont nécessaires. Cela exige la volonté ferme de découvrir le Christ vivant dans les personnes dont il s’est entouré, et d’aimer ces personnes autant que le Christ lui-même. Cela vaut non seulement pour les personnes sans renommée – pauvres, opprimés, ignorées – mais aussi pour celles qui sont hautement estimées et qui exercent une autorité dans l’Eglise.

Aimer l’Eglise, cela signifie la volonté ferme de rencontrer Jésus dans toutes les personnes qui, ensemble, forment l’Eglise. Pour cela, il n’est pas obligatoire d’être d’accord avec les opinions ou avec le comportement de l’autre. Au contraire, il est parfois nécessaire de s’opposer à des gens pour enlever les obstacles qui empêchent de voir le Christ. Mais l’opposition ou l’approbation, les critiques ou les éloges, ne sont fructueuses que si elles sont portées par l’amour pour l’Eglise. »


Père Dominique Bienvenu Ndinga, CCN, curé de la paroisse

Mise à jour le Vendredi, 07 Septembre 2018 11:32
 

LETTRE DU PAPE FRANCOIS AU PEUPLE DE DIEU

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« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26). Ces paroles de St Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant.

Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.


1. Si un membre souffre

Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de « prescription ».

La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passé sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères : « Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 51-53) ; et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.

Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. Je fais miennes les paroles de l’alors cardinal Ratzinger lorsque, durant le Chemin de Croix écrit pour le Vendredi Saint de 2005, il s’unit au cri de douleur de tant de victimes en disant avec force : « Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! […] La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25) » (Neuvième Station).


2. Tous les membres souffrent avec lui

L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant.

Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur (Cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.228).

Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, « car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque "Satan lui-même se déguise en ange de lumière" (2Co 11,14) » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.165). L’appel de St Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » (Gn 4,9).

Je suis conscient de l’effort et du travail réalisés en différentes parties du monde pour garantir et créer les médiations nécessaires pour apporter sécurité et protéger l’intégrité des mineurs et des adultes vulnérables, ainsi que de la mise en œuvre de la tolérance zéro et des façons de rendre compte de la part de tous ceux qui commettent ou dissimulent ces délits. Nous avons tardé dans l’application de ces mesures et sanctions si nécessaires, mais j’ai la conviction qu’elles aideront à garantir une plus grande culture de la protection pour le présent et l’avenir.

Conjointement à ces efforts, il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi St Jean-Paul II se plaisait à dire : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s'identifier » (Lett. ap. Novo Millenio Ineunte, n.49). Apprendre à regarder dans la même direction que le Seigneur, à être là où le Seigneur désire que nous soyons, à convertir notre cœur en sa présence. Pour cela, la prière et la pénitence nous aideront. J’invite tout le saint peuple fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne, conformément au commandement du Seigneur[1], pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du « jamais plus » à tout type et forme d’abus.

Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie[2]. Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Eglise – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui « annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple »[3]. Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.

Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, « dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.6). Ainsi, le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur. Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Eglise ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation. La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Evangile. Car « chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui » (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.11).

Il est essentiel que, comme Eglise, nous puissions reconnaitre et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. Demandons pardon pour nos propres péchés et pour ceux des autres. La conscience du péché nous aide à reconnaitre les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée.

En même temps, la pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux. Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience.

De cette façon, nous pourrons rendre transparente la vocation à laquelle nous avons été appelés d’être « le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Conc. Oecum. Vat.II, Lumen Gentium, n.1).

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », nous disait St Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son coté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie. Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il est nous bon «de donner plus de temps à la prière » (S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Eglise. Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir.

Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage.

Du Vatican, le 20 août 2018.

François


[1] « Mais cette sorte de démons ne se chasse que par la prière et par le jeûne » (Mt 17,21).

[2] Cf. Lettre au peuple de Dieu en marche au Chili, 31 mai 2018.

[3] Lettre au Cardinal Marc Ouellet, Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, 19 mars 2016.

Mise à jour le Dimanche, 26 Août 2018 11:45
 

COMMENT RENDRAI-JE AU SEIGNEUR TOUT LE BIEN QU'IL M'A FAIT

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L'expérience personnelle du psalmiste, en raison des bienfaits du Seigneur dans sa vie, invite chacun d’entre nous et toute notre communauté paroissiale à regarder comment le Seigneur a pu le bénir et l’accompagner durant toute cette année pastorale qui s’achève, parfois au cœur des épreuves qui furent difficiles et douloureuses. Mais, disons-nous assez merci au Seigneur ? Chantons-nous assez ses louanges ? Avec chacun d’entre vous, mes frères et sœurs, j’ai envie de vous entrainer avec moi vers ce Cantique de louange et d’action de grâce !


Me voilà, comme vous le savez désormais, au terme de ma mission sur cette belle paroisse. Et je désire chanter avec vous : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » (Ps 115, 12) Dans ces paroles, c’est toute notre paroisse qui est sollicitée de reconnaître les bontés du Seigneur. J’ai eu l’occasion de le vivre de l’intérieur comme votre frère, votre ami et votre pasteur. Sans la présence de chacun d’entre vous, aurais-je des bonnes raisons de chanter avec vous ces paroles du psalmiste au bout de trois ans de mission auprès de vous ?  Oui certes, mais pas sans votre présence fraternelle ! Reconnaître les bienfaits du Seigneur, c’est peut-être  faire souvent attention à la manière dont Il te parle à travers ton frère ou ta sœur qui est tout près de toi !


Ainsi avec les yeux de la foi, nous saurons enfin chanter : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » (Ps 115, 12)


Bel été à chacun et encore merci pour tout ce que vous m’avez apporté durant ces trois années !!!


Père Gilles TCHISSAMBOT, CCN, vicaire de la paroisse.

Mise à jour le Vendredi, 01 Juin 2018 10:03
 

"VOUS SEREZ MES TEMOINS"

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Frères et sœurs, Christ est ressuscité !


De nos jours, il est très difficile de parler de la Résurrection du Christ Jésus. Nos mots et nos images ne sont pas à la hauteur de cet événement qui est à l’origine du christianisme, fondement de notre foi en Jésus Christ sauveur du monde. « Si le Christ n’est pas ressuscité, alors est vaine notre prédication et vaine aussi notre foi » 1 Corinthiens 15, 14. Comme le souligne le catéchisme de l’Eglise catholique, « la Résurrection du Christ est objet de foi en tant qu’elle est une intervention transcendante de Dieu Lui-même dans la création et dans l’histoire ».

Annoncer que le Christ est ressuscité d’entre les morts, ce n’est pas seulement affirmer ou savoir qu’un mort est revenu à la vie. Comme Lazare a été rendu aux siens avant de mourir une seconde fois. Annoncer la Résurrection, c’est affirmer la victoire définitive de Jésus Christ sur la mort. Par la Résurrection, Jésus est saisi par la vie de Dieu, il devient la vie même de Dieu. Il ne meurt plus, il est le vivant à jamais. Sa vie nous est cachée, elle est en Dieu, voilà pourquoi elle n’est plus de ce monde. Seule la foi peut la voir, la comprendre.

Annoncer la Résurrection du Christ, c’est partager la gloire de Dieu, la vie même de Dieu. Jésus communie à la vie du Père. En communiant avec Jésus, les disciples que nous sommes, nous communions à cette vie pour la communiquer au monde. La vie de Dieu devient mouvement vers les autres. La joie de la Résurrection devient communication et communion.

La Résurrection du Christ entraîne la communion qui est chargée d’une mission. Communion et Mission sont les fruits de la Résurrection du Christ. Dans la joie de la Résurrection, que le Christ nous donne de communier à sa vie et de l’annoncer.

Bonne fête de Pâques.

Dominique Bienvenu NDINGA, CCN
Mise à jour le Vendredi, 06 Avril 2018 11:01
 

LE CARÊME, SIGNE SACRAMENTEL DE NOTRE CONVERSION

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Notre chemin de carême continue. Unissons-nous à la méditation du pape François pour le carême 2018.

« Les faux prophètes : Mettons-nous à l’écoute de ce passage et demandons-nous : sous quels traits ces faux prophètes se présentent-ils ? Ils sont comme des « charmeurs de serpents », c’est-à-dire qu’ils utilisent les émotions humaines pour réduire les personnes en esclavage et les mener à leur gré. Que d’enfants de Dieu se laissent séduire par l’attraction des plaisirs fugaces confondus avec le bonheur ! Combien d’hommes et de femmes vivent comme charmés par l’illusion de l’argent, qui en réalité les rend esclaves du profit ou d’intérêts mesquins ! Que de personnes vivent en pensant se suffire à elles-mêmes et tombent en proie à la solitude ! D’autres faux prophètes sont ces « charlatans » qui offrent des solutions simples et immédiates aux souffrances, des remèdes qui se révèlent cependant totalement inefficaces : à combien de jeunes a-t-on proposé le faux remède de la drogue, des relations « use et jette », des gains faciles mais malhonnêtes ! Combien d’autres encore se sont immergés dans une vie complètement virtuelle où les relations semblent plus faciles et plus rapides pour se révéler ensuite tragiquement privées de sens ! Ces escrocs, qui offrent des choses sans valeur, privent par contre de ce qui est le plus précieux : la dignité, la liberté et la capacité d’aimer. C’est la duperie de la vanité, qui nous conduit à faire le paon…. pour finir dans le ridicule ; et du ridicule, on ne se relève pas. […]

Un cœur froid : Dans sa description de l’enfer, Dante Alighieri imagine le diable assis sur un trône de glace ; il habite dans la froidure de l’amour étouffé. Demandons-nous donc : comment la charité se refroidit-elle en nous ? Quels sont les signes qui nous avertissent que l’amour risque de s’éteindre en nous ? Ce qui éteint la charité, c’est avant tout l’avidité de l’argent, « la racine de tous les maux » (1Tm 6, 10) ; elle est suivie du refus de Dieu, et donc du refus de trouver en lui notre consolation, préférant notre désolation au réconfort de sa Parole et de ses Sacrements. Tout cela se transforme en violence à l’encontre de ceux qui sont considérés comme une menace à nos propres « certitudes » : l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes. »

Dominique Bienvenu NDINGA, CCN

Mise à jour le Vendredi, 06 Avril 2018 10:57
 


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