Paroisse Sainte-Marie des Peuples

Amilly - Lucé - Mainvilliers

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Formation liturgique

RITE PROFANE ET CHRETIEN

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Le rite

Si demain c’est l’anniversaire de l’un d’entres nous, que va-t-il se passer à table ? Il y aura un gâteau d’anniversaire avec des bougies, et/ou l’on chantera « joyeux anniversaire » ! Sinon, il manque quelque chose…….

lecture texte « rites et symboles » célébrer n°291, sept 1999 :

« Un prêtre avait, parmi ses amis, un intellectuel marxiste avec lequel il avait fait de la résistance, dans les années 1943 – 1944. La femme de cet intellectuel meurt à le suite d’un long cancer. La date de l’enterrement est fixé, mais évidemment, sans aucune cérémonie, même pas de fleurs ni de couronnes. A l’heure dite, les membres de la famille et les proches amis, dont ce prêtre en civil, se retrouvent à la porte du cimetière. Le mari est déjà prés de la tombe, marchant nerveusement de long en large, en tenant ses mains derrière son dos. Il s’arrête soudain, fait volte face, vient rejoindre  famille et amis et leur dit ses simples mots : «  on ne peut pas ne rien faire ! »

Le mot de ce veuf résonne depuis 100 000 ans. C’est en effet, il y a 100 000 ans, d’après l’état actuel des connaissances anthropologiques, qu’apparaissent les premiers signes d’une manifestation du sacré chez l’homme. Il s’agit de sépulture et du fait que des hommes de ce temps n’ont pas voulu laisser des cadavres à l’air libre.

Texte qui nous dit bien que, d’après les connaissances anthropologiques (= étude des croyances et des institutions conçues comme fondement des structures sociales) actuelles, il y a 100 000 ans, il y a des manifestations, les 1ers signes du sacré chez l’homme.

Abraham n’a que 3800ans et Jésus 2010 ans !

Il y a donc un désir de ritualisation chez l’homme éminemment respectable.

Il y a un désir de ritualiser certains événements de la vie, que l’on appelle les « rites de passage » (anthropologue Van Gennep) :

Passage à la vie = naissance - passage à l’adolescence - l’âge adulte = mariage (…), passage de la vie à la mort.

L’homme a besoin de donner un sens à ce qu’il fait et surtout à ce qu’il EST.

De manière récurrente, quelque soit l’époque, l’homme est face à UN questionnement fondamental :

Qui suis-je ? Pourquoi moi ? Où vais-je ? Quel est le sens de ce que je vis ?

Le dernier livre de Jean d’Ormesson nous en livre un brillant aperçu ! («  c’est une chose étrange à la fin que  le monde)

Le mot « rite » et ce qu’il désigne

Racine indoeuropéenne R’TAM = ordre, et plus précisément mise en ordre.

Même racine que le mot ARITHMẺTIQUE = mise en ordre des nombres

RYTHME = mise en ordre dans la durée

ART = mise en ordre des sons, dans la musique et des couleurs, dans l’art.


Mais quelle mise en ordre ?

Il s’agit de la mise en ordre des personnes avec le cosmos, selon les rythmes du temps.

A quoi sert le rite ?

Très bien la mise en ordre, mais dans quel but ?

Tous ses gestes, ou ses paroles, quels objets visés ont-ils ?


  • Il sert à donner une stature à la personne, une stature personnelle.

Il donne confiance à la personne et donc l’autonomie, c'est-à-dire la capacité d’être seul dans le monde, face au monde.

Pensons au rite de l’endormissement pour le petit enfant.

Remarques :

ds le rite il y a un itinéraire. L’objet visé ne peut être accompli QUE s’il comporte bien une suite ordonnée de gestes. Il existe aussi un « objet transitionnel » (pensons au doudou) (article célébrer p.13)

  • Le rite donne une identité sociale.

On ne se salue pas tout seul ! On ne trinque pas tout seul ! On ne se baptise pas …..De plus, ce n’est pas un sentiment ou une idée, mais une action, et pas seulement des mots ! C’est pourquoi il ne suffit de dire « je crois » pour être baptisé.

  • Le rite est une opération programmée.

Puisqu’il vise un objectif, il y a un itinéraire prévu d’avance qui indique comment atteindre cet objectif. A la fin on peut donc dire si on l’a atteint ou pas. Genre carte routière.

Idem en chirurgie, or je suis bien placé pour vous dire avec bonheur que j’observe un certain trait commun entre liturgie et chirurgie ! (liturgie = action du peuple ; chirurgie = action que l’on fait avec les mains) : un itinéraire à respecter pour atteindre à 100% le but en chirurgie, sinon !!!

Et bien en liturgie c’est igual : C’est la bonne observation du rituel du baptême qui dira à la fin de la célébration, si tel individu est baptisé ou non.

  • Une opération répétitive.

la cérémonie du 14 juillet est bien le 14 juillet et non le 11 novembre, et il y a des éléments qui marquent ces cérémonies de souvenirs, même s’ils peuvent varier plus ou moins (bal populaire, défilé militaire, feu d’artifice..)

De même pour le baptême, même si l’on est baptisé qu’une fois, les baptêmes ont tous le même schéma.

Toutes ses répétitions pour atteindre l’objectif  du rite qui structure l’homme, lui donne des repères.

Le rite s’opère avec des éléments matériels et sensibles

Comme évoqué avec le doudou, les verres pour trinquer, la poignée de main et le regard pour saluer, le gâteau d’anniversaire et les bougies….Des éléments comme la

lumière, eau, feu, musique, chant, gestes, mots rituels :« Untel, je te baptise au nom du…, le « oui » du mariage...

Ces éléments matériels sont alors des symboles.

Alors avec ses objets et gestes symboliques, utilisés dans une opération programmée et répétitive, un individu accède à un « être autrement »qui l’incorpore à la société ou à un groupe social particulier : l’église, la nation, le corps médical, l’armée…) en lui conférant (naturalisation, baptême, prise d’habit…) ou en renouvelant (fête des mères, messe du dimanche…) son identité sociale.

Le rite peut paraître vieillot,

car il est programmé et répétitif, mais il est le même pour tous et l’observance de son rituel préserve des abus de pouvoir, volontaires (gourous) ou inconscients (« je pense que ce serait mieux pour eux »).

Il est à l’image de l’éducation qui n’est aussi qu’une suite de répétitions pour faire grandir l’enfant.

Le rite est conservateur mais il est démocratique : l’encens est le même pour le clochard comme pour le président de la République.

Sans lui aucune vie sociale ne serait possible, aussi bien civile que religieuse.

Toute cette « mise en ordre » que propose le rite nécessaire à l’homme, pour l’aider à se construire, pour répondre à LA question fondamentale et récurrente du sens de sa vie, c’est la fête qui nous permet d’assumer cela.

Assumer sans y répondre

La fête nous permet d’exprimer : «  je ne suis pas là pour rien ! »

Elle permet à l’homme de manifester la façon dont il entretient son rapport avec ce qui le dépasse.

Et ce qui le dépasse, la réalité qui le dépasse, c’est le divin, le sacré (= ce qui est mis à part).

La fête est un moment particulier où l’activité humaine est transcendée, où l’on prend son temps, un temps gratuit.

La fête est transmise de génération en génération. Les lieux, les objets ont de l’importance. La fête s’appuie sur un évènement passé, et devient présent pour un avenir fondateur

Elle doit  parler aux hommes /femmes de ce monde, sinon cette fête ne traduira rien, sa raison d’exister sera nié. La fête n’est pas forcément joyeuse, mais elle est là pour donner sens à ce qui se joue.

La fête avec ses rites et ses symboles est un OPERATEUR de MEDIATION, de RELATION.

Le rite chrétien

Comment passer du profane au sacré ?

Comment évangéliser le rite ?

Rappel de définition :

Le sacré = qui est mis à part et qu’on ne peut toucher. Ce qui nous relie à la réalité qui nous dépasse, le divin.

Le profane = ce qui est mis devant, dans notre réalité.


« En régime chrétien, il n’y a pas d’opposition entre le sacré et le profane, car notre Dieu a pris part à notre humanité » (MD. Chauvet). Opposition caduque !

Dans nos liturgies, nous fêtons un Dieu qui s’est fait homme, et n’est donc plus inatteignable. Il n’est pas à part.

La liturgie Chrétienne, par ses rites et ses symboles déployés, devient un lieu d’expérience, de rencontre avec :

Ses frères et sœurs (Dieu a pris notre humanité)

Et

Dieu (Jésus-Christ est Dieu)

Tous les rites sont là pour nous faire vivre cette rencontre du Christ présent au milieu de nous.

S.C n°7 : « Christ est présent au milieu de nous, dans la personne du ministre…sous les espèces eucharistiques…lorsqu’on lit les Saints Ecritures… »

S.C n°10 : « Christ est présent au milieu de nous pour sauver les hommes, et rendre gloire à son Père ».

La liturgie est célébré pour : « la gloire de Dieu et le Salut du monde » +++

La liturgie nous demande de faire le sacrifice de notre moi, de notre savoir, pour que le Christ nous saisisse !

Cf texte Pèlerins d’Emmaus : Ils  marchent dans un sens – rencontrent le Christ ressuscité tt en ne sachant pas que c’est Lui – ils l’écoutent et ils le reconnaissent – alors Il disparait car on ne peut mettre la main sur Dieu ! C’est Lui qui nous saisi et pas le contraire ! – à ce moment les pèlerins font demi – tour = ils se convertissent !

Dans nos liturgies, laissons faire Dieu, ne l’encombrons pas de nos paroles (ou alors si brève et bien à propos qui n’enferme pas et où chacun peut vivre…son chemin de sainteté (sa vie qui lui est donnée, sa vie sacrée = l’homme EST une histoire sacrée).

Dans nos liturgies, le rite est toujours accompagné d’une parole ou d’un chant.

LA PAROLE ẺVANGẺLISE LE RITE (pour éviter l’ambiguïté du rite)

Il s’agit de travailler ce qui nous est transmis, et non de trouver de nouveaux rites. C’est pourquoi il est bon de travailler nos liturgies avec un Missel d’Autel, notamment lors des  grandes fêtes  liturgiques.

(Texte « magnificat 19 ou 20 sept 2010 » )

La tradition, qui nous est transmise, est toujours nouvelle car je la reçois de ceux qui m’ont précédé, et moi je la transmets à mon tour !

Alors comprenant cela, nous pouvons comprendre ce que disait le Pape Paul VI :

«  Il n’y a de tradition que Vivante ! »


Marie-Pierre Huré

Au service de la liturgie sur Ste Marie des peuples (28)



Bibliographie :

"Dans vos assemblées" de J. Gélineau

"Du bon usage de la liturgie", guide Célébrer

"La messe" de L. Deiss

Cours à l’Institut d’Etudes Religieuses ( I.E.R)

Formation au Cycle de Formation pour Formateur A la Liturgie ( CYFFAL)

 

LES CHANTS DE L'ORDINAIRE

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Les rites d’ouverture

Quels sont–ils et leur but?

chant d’entrée -  signe de croix - 1ere acclamation (Amen) -  salutation -  prière d’ouverture et réponse -  préparation pénitentielle -  kyrie -  Gloria

PGMR N° 24  et 30 : « que les fidèles qui se réunissent réalisent une communion et se disposent à bien entendre la Parole de Dieu et à célébrer dignement l’Eucharistie… »

Après la salutation du prêtre, qui n’est pas une simple salutation mais une salutation liturgique, c’est – à –dire, une invocation, un souhait, une invitation.

Après la prière d’ouverture conclue par l’Amen de toute l’Assemblée, qui est une participation active, qui fait sien cet acte de prière initiale,

Alors vient un temps de supplication = « la prière pénitentielle » et un temps de louange « le Gloria ».


La prière pénitentielle :

- Appel au nom de Dieu : le prêtre invite à la prép. pénit. Et conclut par la prière de pardon

- la réponse du peuple qui est accomplie par toute la communauté

- son sens, son enjeu : une confession générale (je n’ai pas dit une absolution)

Par la formule «  que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde… », ce n’est pas une formule d’absolution collective, mais le prêtre ne parle pas non plus pour ne rien dire et c’est bien le Pardon de Dieu qui est offert à chaque membre de l’Assemblée qui se reconnait pêcheur.

La préparation pénitentielle n’est pas un examen de conscience, un acte pénitentiel : c’est une acclamation de notre Seigneur Jésus Christ. Les fidèles ne se regardent pas eux-mêmes car cela n’apporte pas le Salut ! Ils redécouvrent leur place de se tenir en présence de celui qui est mort et ressuscité pour eux.

Geste :

L’attitude corporelle peut aider à se tenir en présence du Seigneur en s’orientant vers la croix.

Le prêtre, mais aussi quelques fidèles peuvent se déplacer pour le signifier plus, créant ainsi une relation « toi – moi » et trouvent la voix qui convient au pêcheur qui rencontre son Sauveur.

Kyrie

L’origine est lointaine dans l’ancienne liturgie. Avant le VIIIe s. il est une supplication. Puis il devient au VIIIe s. un chant plus qu’une supplication. A la différence de l’Alléluia, Hosanna, Amen, il a été traduit dans toutes les langues. Il peut retrouver sa forme adaptée : un geste supplicatif ( 3e formule correspond le mieux)

Son sens : Kyrie = « Seigneur, prends pitié », est le seul mot grec de la messe, à côté des mots hébreux : Amen, Alléluia, Hosanna.

Il symbolise la présence des églises d’Orient, seul texte grec que les catholiques connaissent.

Chant d’acclamation – invocation qui surgit d’une attitude profonde, d’une vive émotion. Le Kyrie est un cri ! L’attitude corporelle peut aider à se tenir en présence du Seigneur en s’orientant vers la croix. C’est un appel pressant à être sauvé, qui se traduit par une insistance qui donne lieu à la répétition (la répétition d’une invocation donne lieu à une litanie). Les fidèles acclament et implorent le Seigneur miséricordieux.

Forme, texte, musique :

4 manières de mise en œuvre de cette préparation pénitentielle :

- récitation du « je confesse à Dieu »

- brefs versets dialogués «  Seigneur accorde nous ton pardon… »

Dans ces 2 cas, après la demande « Que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde… », on chante le « Kyrie eleison ».

- des invocations au Christ sous forme litanique «  Seigneur Jésus envoyé par le Père… »

- le rite d’aspersion. Il peut se faire à toutes les messes dominicales, mais on privilégiera ce rite au temps Pascal en signe du Baptême dt nous faisons mémoire au moment de la veillée Pascale. Ce rite est accompagné d’un chant.

Gloria

Joie de la louange à notre Seigneur Miséricordieux qui fait pour nous des merveilles.

Origine :

C’est une hymne (= chant de louange, en prose rythmée) qui fait partie des rares hymnes de l’Eglise primitive (Te Deum, Joyeuse lumière PTP), c'est-à-dire des 1ers textes chrétiens non bibliques, mais inspirés de l’Ecriture, et composés par versets sur le modèle des Psaumes.

Il est donc vénérable.

Il nous vient d’Orient où il est encore chanté le matin.

Au départ il était chanté à la messe de Noël, et entonné par le Pape.

Il fut étendu aux évêques les dimanches et jours de fêtes.

A partir du XIe s, il fit partie de la messe sauf les jours et temps pénitentiel.

Sens :

Il chante tous les motifs de célébrer le mystère du Salut en acclamant le Père, le Fils et L’Esprit Saint. C’est une prière communautaire pour s’associer au chant des anges à Noël.

(l’Eglise rassemblée dans l’Esprit Saint, glorifie Dieu le Père et l’Agneau, et supplie celui-ci PGMR  31)

Forme, musique :

Il n’accompagne aucun rite, il est autonome.

Sa place, en dehors des jours de fête et du temps de Noël n’est pas sans poser question en raison de l’alourdissement qu’il occasionne dans les rites d’ouverture aux dimanches ordinaires. Une petite doxologie moins festive pourrait permettre de mieux équilibrer le rite d’ouverture. Pas simple...

Texte vénérable, qui porte la louange des Chrétiens, doit rester dans la mémoire des fidèles d’aujourd’hui, et pouvoir être transmis aux plus jeunes qui transmettront à leur tour, demain !

Geste :

Il se chante debout (la Marseillaise ne se chante pas assis…)


Alléluia

Sens :

Si le Christ est réellement présent quand on proclame la Parole, il l’est particulièrement lorsqu’on lit l’Evangile.

C’est pourquoi lorsque l’Assemblée voit le prêtre  ou le diacre se lever pour lui présenter l’Evangéliaire, elle exprime son bonheur d’apprendre que le Christ va livrer la Parole de Salut :
elle chante  ALLELUIA = LOUEZ LE SEIGNEUR.

Il est un cri de joie !

On ne reprend pas l’Alléluia car l’Assemblée est tellement consciente que c’est le Christ qui a parlé lui-même, qu’elle le nomme explicitement : « louange à toi Seigneur Jésus ! »

Geste :

L’organiste, musiciens, animateur, sont telles les guetteurs à ce moment.

Ce cérémonial de l’Alléluia exprime la Joie de ceux qui voient le Seigneur s’avançait.

C’est pourquoi ce chant ne commence que lorsque le prêtre ou le diacre s’approche de l’ambon, car tant que le peuple n’a pas vu le ministre aller vers l’ambon, ou présenter le Livre, il n’y a pas de raison de se réjouir !

C’est donc le prêtre ou le diacre qui définit la longueur du silence qui suit la 2e lecture.


Le symbole de la Foi : je crois en Dieu

Grec = sumballeïn = mettre ensemble, rassembler, réunir.

C’est une pièce en terre cuite ou autre, dont 2 cités, 2 clans ou familles gardaient une moitié cassée. Pouvoir mettre ensemble ces 2 moitiés en les raccordant manifestait que l’on avait bien affaire à l’autre partie avec laquelle on avait passé une alliance, un contrat.

Le symbole est toujours une moitié de quelque chose qui sert de reconnaissance avec la partie qui possède l’autre.

Le contraire est diabolos. celui qui divise : le diviseur.

Donc nous ne pouvons individuellement professer notre Foi mais tous ensemble, constituant le Corps de Christ. C’est un acte de communion, avec toutes les autres églises.

Origine :

Le symbole de Nicée Constantinople ne s’est pas fait en 1 jour. Il est le lieu de combats, d’appro-fondissements, et de rigueur théologiques. C’est un patrimoine de l’Eglise ( texte conciliaire) Le symbole des Apôtres  est plus simple et abordable. La triple profession de Foi est utilisée pour les baptêmes, ou la Veillée Pascale.

Musique

En Occident, on a recherché des formes musicales, mais aucune ne s’est encore imposée ( si ce n’est le grégorien)

Alors, l’on rejoint l’Orient en le récitant puisque sa nature est un énoncé de la Foi.


Refrain de la Prière Universelle

La PU est la prière des fidèles qui invoquent particulièrement le Seigneur.

Le refrain est une invocation constante qui suit cette prière. Elle est la prière de tous à ce moment.


Lors de la liturgie Eucharistique, il y a des acclamations chantées qui sont des paroles devenues louanges multiformes dans une Assemblée diversifiée, dans une même Eucharistie.

Ce ne sont pas des chants qui se rajoutent.

Un petit rappel pour mieux vivre et prier avec  la PE.

Les 4 textes du NT ns rapportent les gestes et paroles du Seigneur. Au cours de la dernière cène.

La tradition apostolique, déjà marquée par la tradition liturgique,a retenu 4 éléments fondateurs de l’Eucharistie Chrétienne :


  • Jésus « prit le pain » = ouverture de l’eucharistie avec l’apport des dons : IL PRIT
  • Il « rendit grâce » ou « prononça la bénédiction » = la prière eucharistique : IL RENDIT GRACE
  • Il « partagea » le pain  = la fraction ou partage du pain entre tous : IL ROMPIT
  • « et le donna en disant » = la communion où chacun mange et boit le Corps de notre Seigneur : IL DONNA


Sanctus

Le chantre n’attend pas le dernier moment pour aller au pupitre d’animation pour ce chant d’acclamation séraphique !

Il y est lorsque le prêtre invite à chanter avec les anges et tous les Saints.

Saint Saint Saint = adoration grave et solennelle, à l’image de celle que les séraphins se renvoient l’un à l’autre (Is 6,3)

Ta gloire emplit ciel et terre = cri d’admiration et émerveillement devant l’œuvre qui manifeste la grandeur de son auteur.

Alors le chantre n’attend pas le dernier moment, donc, pour aller au pupitre d’animation pour exclamer ce chant d’admiration.

Hosanna = cri d’appel. Sauve nous de grâce !

Béni soit celui qui vient = acclamation messianique de Celui qui vient et viendra car il est venu

Dernier Hosanna = cette dernière acclamation reste suspensive car elle appelle la suite de la prière.


Anamnèse

Acclamation paradoxale et primordial !

Le seigneur vient de se rendre présent sous la forme du pain et du vin, or la liturgie ns fait crier « Viens  » !

Paradoxe si grand que parfois l’on veut gommer ce Grand mystère de la Foi en chantant tout autre chose…

(Or anamnèse vient du grec = mnesis = mémoire ; son « a » de l’abolition = a – mnésia ; et son retour « ana – mnesia » ,« ana » = signifie un mouvement de haut en bas, au figuré, un retour)

Vous voyez que l’anamnèse liturgique s’appuie sur

Le passé : gloire à toi qui était mort » : « a – mnesia »

Pour affirmer le présent : « gloire à toi qui est vivant » : « mnesis »

Et appeler le futur : « Viens Seigneur Jésus » dernière phrase de la Bible, au passage !!! Marana tha ! Viens Seigneur Jésus ! Ap22,20 : « ana-mnesia »


Notre Père

La prière Eucharistique vient de se terminer, nous entrons dans le rite de la communion.

Nommer Dieu, Notre Père, est le 1er fruit de l’action de grâce du Christ à son Père.

« Quand vous priez dites « Notre Père » » : à sa suite, commençons notre action de grâce.


Agnus Dei

Accompagne la fraction du pain (c’est le 1er nom de la messe). Jésus, au moment de la dernière cène, remplace l’agneau Pascal par ce qui l’accompagnait, à savoir la galette de pain azyme et la coupe de vin.

Parce que cet unique sacrifice sanglant est parfait, plus une goutte de sang ne doit couler après lui, ni d’un homme, ni d’un animal.

Cet unique sacrifice rend caducs les autres, il ne peut plus y avoir d’autre agneau Pascal que celui qui mourut sur une croix et rend présent son sacrifice, et tout temps, sous la forme cachée du pain et du vin dt il fait son corps et son sang.

C’est la raison pour laquelle, nous chantons « l’Agneau de Dieu » non en découpant un agneau mais en rompant le pain consacré.

Bien loin de s’arrêter de faire qq chose, comme au Gloria, au sanctus, c’est durant le chant lui-même ici, que le prêtre qui préside rompt la grande hostie, et ainsi le prêtre peut dire en montrant l’hostie à l’Assemblée : « voici l’Agneau de Dieu ».



Marie-Pierre Huré

Au service de la liturgie sur Ste Marie des peuples (28)



 

PSAUME ET PSALMODIE

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Rechercher PLUS une IMPRESSION, plutôt qu’une EXPRESSION !

A - Qu’est-ce que le psaume ?

Le mot Psaume vient du grec psalmos, qui provient de l’hébreu mizmo. Il signifie: « Poème chanté avec  accompagnement  sur un instrument à cordes pincées (comme la lyre, mais pas le violon qui est à cordes frottés).»

La psalmodie, c’est « le dire en rythme ». Une cantillation.

Les paroles du psaume ont été écrites, il y a 3000 ans. Mais ils sont toujours d’actualité, car ils résonnent du cri de l’humanité en quête de lumière, de bonheur. Les psaumes conjuguent en même temps : la détresse, la misère, la souffrance, la confiance, l’espérance et les bonheurs de l’humanité. Ils expriment les sentiments de la vie humaine.

Chouraqui dit que « les psaumes sont le miroir de nos révoltes et nos infidélités ».

Toutes les nuits depuis les origines du Christianisme et dans le monde entier, moines et moniales, se lèvent pour chanter ensemble la louange de Dieu par les Psaumes. Parole de Dieu, qui met ses mots en notre bouche et notre cœur.

Paroles d’Homme, qui parle à Dieu en lui confiant par la parole ou par le cri, ses joies et ses révoltes.

Cette prière n’est pas réservée au monastère comme on le croit encore trop. Les  prêtres prient aussi avec la prière des Heures (appelée autrefois le bréviaire).

Des laïcs baptisés découvrent ou redécouvrent ses 150 prières, et prient à leur tour la liturgie des Heures, par une mise en œuvre appropriée à leur vie.

Vous pouvez penser que le psaume est parfois bien compliqué à comprendre…c’est normal : le psaume relève d’une civilisation de l’oral, bien différente de la nôtre !

De toute façon, avons-nous à le comprendre ?...

Dans « comprendre », il y a « prendre », mettre la main dessus, l’enfermer….N’est-ce pas à lui de nous « com-prendre », de nous prendre avec lui, de nous saisir… ? Car il est écrit dans la PGLH :

« Celui qui chante les psaumes saisit leur importance pour la vie humaine des croyants ».

Personnellement, j’ai eu, depuis mon enfance, la possibilité de fréquenter parfois les monastères. Et je me sentais saisie,  en entendant  ces paroles et saisie par la façon de la mettre en œuvre… (Je dis cela en relisant mon parcours).

Saisie par ces psaumes, qui sont proches et lointains, à la fois :

- Lointains car ils ont 3000 ans, écriture en poème, poème d’une autre culture, mais aussi parce qu’ils disent et chantent le Tout Autre. Et cela nous dépasse. C’est cela aussi vivre la liturgie : vivre une expérience qui nous dépasse et qu’on ne peut saisir, puisque c’est elle qui nous saisit ! La liturgie nous prend aux « tripes », car son enjeu est de permettre la rencontre de l’homme avec son Créateur! Elle prend tout l’être. Ce n’est pas rien !!!

- proches, car en les entendant, en les lisant, ils conjuguent tous nos sentiments, qui passent de la douceur de vivre à la violence de nos sentiments, voir de nos actes ou paroles ! Aucun compositeur moderne n’aurait l’audace d’en faire autant !

Proches, car Le psalmiste est quelqu’un qui se laisse interroger par le monde, et ce à travers toutes les époques traversées. Les psaumes sont de toutes les actualités. (on peut lire ici la prière/psaume d’un prisonnier dans « célébrer n° 321, p.15)

L’histoire dit qu’au monastère de Tibhirine, immédiatement après la 1ere visite nocturne des « frères de la montagne » , un des moines avait interrogé le prieur de la communauté encore traumatisée : « Et maintenant, que fait-on ? » Christian de Chergé avait répondu tout naturellement : « C’est l’heure de l’office. ».Ils sont allés chanter les psaumes. Pour eux, les psaumes qui disent le combat toujours actuel des pauvres contre l’injustice, qui disent le combat, jusqu’à la fin du monde, du Christ contre les puissances du mal, chantaient mieux que tout « la foi en Dieu, sa révélation et sa rédemption », dans cette terrible actualité.

B - L’usage du psaume pendant la liturgie dominicale.

Pourquoi mettre en œuvre le psaume ?

-  il est parti intégrante de la Parole de Dieu.

Comme nous l’avons vu rapidement auparavant,  il est saisissant de constater que cette Parole de Dieu est fortement aussi parole d’Homme ! Entre deux lectures, Dieu nous donne la parole, sa Parole, pour lui répondre. Notre parole est sa Parole !Notre parole d’homme devient Parole de Dieu !

Nous devons DEVENIR UN PSAUME. Le psalmiste est un ministère. C’est pourquoi, il n’est pas obligé que l’animateur de chants psalmodie, mais le psalmiste…

A une époque, on a eu tendance a le remplacer par un cantique moderne (car on les prétendait trop vieux…trop éloigné de notre culture…), qui n’a en rien le charisme d’un psaume, et sa Puissance !


-  Le psaume est la prière de L’Eglise,

Mais aussi la prière du peuple de la Bible, Et surtout celle du Christ lui-même. Jésus–Christ a prié les psaumes, par les Psaumes, avec les Psaumes !
Et à notre tour, en priant les psaumes, nous redisons ses Paroles, nous prions en Lui!   Par Lui, avec Lui et en Lui.   Quelle merveille !

Les psaumes s’expriment parfois en « je ». Il y a donc trois « je » :

  1. celui du Christ,
  2. celui de l’Eglise,
  3. celui du priant lui-même uni à ses frères.

P. Claudel dit : « ne prie pas : laisse Dieu prier avec toi ». Appliquons tout cela à la prière des psaumes.

La prière, ce n’est pas « faire des prières », c’est :

  1. une parole
  2. une relation
  3. une parole personnelle, certes, mais dans un collectif. Car pour preuve, lorsqu’on demande à Jésus comment prier, il répond « dites : NOTRE Père…. »

Prier, c’est entrer dans la prière du Christ.

La prière du psaume nous permet d’entre dans ce lieu qu’est la prière. Lorsque nous n’avons pas de mots, ils nous en donnent…et c’est le Saint Esprit qui vient alors nous visiter. Laissons le entrer… C’est l’Esprit saint qui nous anime. (c’est la même chose lorsque nous effectuons ce service « d’animateur de chants » : ce n’est pas nous qui animons, c’est l’Esprit Saint, sinon cela n’a pas de sens….)

  • Le psaume n’est donc pas seulement la prière du croyant, c’est une prière liturgique.

Il ne prie pas en son nom propre, mais comme « délégué », « serviteur » de l’Eglise et de toute l’humanité. Il se peut qu’à tel moment, tel chrétien n’ait aucune raison de se plaindre, ou au contraire aucune raison de rendre grâce: or le psaume l’invite à l’une ou l’autre de ses attitudes spirituelles.

Et le psaume entre en celui qui prie, l’associant, l’unissant aux autres Hommes de la terre qui vivent ces sentiments exprimés dans le psaume. Ainsi le psaume nous décentre de nous même. Il est une prière qui nous emmène aux extrémités du monde. Ce n’est pas manquer à la sincérité que d’agir comme membre du corps du Christ!

Même si l’on prie un psaume dans le secret de sa chambre, vous aurez compris que nous ne sommes jamais seuls ! Solitaire s’abstenir !!!


  • Le Psaume est l’un des moyens par lesquels l’assemblée rend le Seigneur présent en elle :

« Il est là présent lorsque l’Eglise prie et chante les psaumes, lui qui l’a promis : « là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mt 18,20) » (CSL n°7).

Cela ne signifie pas qu’il est  absent si l’on chante un cantique, cela signifie que sa présence est alors moins clairement manifestée.

La place du psaume dans la liturgie.

Nous avons vu le lien étroit entre les psaumes et le Christ. Le lien est si étroit que l’on peut dire : « ignorer les psaumes, c’est ignorer le Christ ».

C’est pourquoi il est essentiel de mettre en œuvre les psaumes pour les faire entrer dans notre mémoire ! (Petite anecdote : qui se souviendrait de « à la claire fontaine », ou « auprès de ma blonde », si ces phrases n’étaient portées par leur mélodie ?)…

C’est ce qui arrive avec « je mets mon espoir dans le seigneur »ou « le seigneur est ma lumière et mon salut »…

L’enjeu du psaume se saisit bien : il nourrit la foi du croyant comme Parole de Dieu structurant. Grâce à la musique, c’est tout l’être du croyant qui est concerné, et non pas seulement son intelligence. C’est une prière profondément humaine, qui embarque notre être croyant, par la musique, mais aussi grâce au vocabulaire des psaumes.
Apprenez à y faire attention. C’est une façon aussi pour qu’ils nous « comprennent », qu’ils nous saisissent.  Vocabulaire qui parle du corps (langue, mains, pieds), verbes d’action. Preuve qu’ils rejoignent donc l’expérience humaine.

C’est pour cela que j’aime intituler cet atelier « le psaume : une impression, plus qu’une expression », car c’est en saisissant son enjeu que nous l’exprimerons d’autant mieux. Il ne faut pas se crisper sur la mise en oeuvre technique du psaume : « tout cela nous est donné par surcroît ! ».

Faut-il chanter les psaumes ?

Comme nous l’avons vu, il est de la nature même du psaume de le chanter. Par sa définition. Par son enjeu. Il se rythme, il se chante, se « lit tout haut ».Le psaume est fait d’expressions poétiques hébraïques, diffèrents de notre poésie à 12 pieds.

Quand un fidèle l’énonce ou le chante, il dit une Parole qui n’est pas de lui, vous le comprenez maintenant. Je le répète encore : les fidèles cherchent moins à s’exprimer qu’à laisser S’IMPRIMER en eux la prière du  peuple de Dieu, et celle de Jésus-Christ lui-même.
La cantillation des psaumes est l’outil qui permet de créer cette disposition d’esprit et de cœur mieux que le ferait la simple lecture. Elle donne à la prière des psaumes une certaine « objectivité », rendue grâce au ton psalmique.

Mais attention, je tiens aussi à dire que la mise en œuvre du psaume est un travail, et donc nécessite une certaine exigence. Cela n’est pas forcément réalisable tout de suite…..

En attendant que le psaume soit cantillé, du moins peut-être pourrons-nous chanter une antienne entre les strophes lues, et lire ses strophes comme un texte poétique, et non comme une lecture prosaïque de plus.
Il va sans dire… qu’un « bon » lecteur de la 1ere ou 2e lecture n’est pas forcément un bon lecteur du psaume, et que la lecture-récitation psalmique devra être davantage préparée que les autres ; c’est à dire en rythme (car on ne parle pas tous les jours ainsi !).

Cela reste donc un travail liturgique = un ministère liturgique.

On peut aussi  le mettre en oeuvre de la façon suivante: l’assemblée lit les strophes, entrecoupées par l’antienne. Cela peut revêtir une grande intensité d’expression de la foi.
Tout cela pour dire que s’il n’y a pas de « psalmiste » ou de chantre, le psaume peut être mis en œuvre de belle et simple façon (« avec une belle et noble simplicité » CSL). Nous allons revoir cela dans la mise en œuvre qui suit cette « introduction ».

A quel moment chanter les psaumes ?

L’Eglise prie avec les psaumes chaque fois qu’elle célèbre l’eucharistie et les autres sacrements, ainsi que les funérailles. On peut les chanter à l’ouverture de la célébration, à la communion. C’est traditionnel, mais nous l’oublions souvent, ns qui avons systématiquement recours aux cantiques. Par contre, s’il est concevable de programmer des cantiques à l’ouverture et à la communion à la place des psaumes, cela ne l’est pas dans le cadre de la liturgie de la Parole de Dieu.

Les psaumes – qui sont paroles de Dieu - sont donnés aux fidèles pour qu’ils répondent à la Parole de Dieu entendue dans la lecture.
En nous donnant les psaumes, Dieu nous dit comment Il aime que nous répondions à sa parole !! Il nous donne des clés pour rentrer dans sa vie divine, pour vivre le Salut aujourd’hui.
Le psaume est donc un élément  constitutif de la liturgie de la Parole ; il n’est pas un simple chant de méditation remplaçable par un cantique.

En conclusion de ce topo, écoutez encore ( !) ce que disait le cardinal Garonne à propos des psaumes :

« Ils sont comme la rosace de la cathédrale de chartres. A l’extérieure, elle est moche, triste. Mais rentrez à l’intérieur, et là, elle s’illumine devants vos yeux. Avec le psautier, c’est pareil : il faut faire l’effort de passer le porche! ».

Alors, passons ensemble, en Eglise, le porche…

Passons le porche du psautier, pour que soit alors illuminés par l’intérieur, nos interrogations, notre espérance, nos désirs, nos déceptions, nos joies profondes, nos souffrances…


Biblio :

« Célébrer : chanter en assemblée et du bon usage de la liturgie »

« La prière des heures avec l’Eglise » Centre National de Pastorale Liturgique »

« Présentation Générale de la Liturgie des Heures »

« Constitution sur la sainte Liturgie » Vatican II

à partir de conférences du Frère Patrick Prétot, moine de l’abbaye de la Pierre-qui-Vire, et directeur de l’Institut Supérieur de Liturgie.




 

LA PRIERE UNIVERSELLE

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La Prière Universelle existe depuis les premiers siècles chrétiens. Elle a connu différentes formes d’expressions.

Elle reste le cri de l’humanité, trait de toutes les religions.

Ce que l’on peut retenir sur la Prière Universelle, lors de notre formation du 5/10/09 sur la paroisse Ste Marie des Peuples.

Pour nous aider à bâtir notre PU, voilà ce qu’EST la P.U :

la Présentation Générale du Missel Romain nous donne une consigne:

PGMR n° 46 :

« Les intentions seront habituellement

a) pour les besoins de l’Eglise

b) pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier.

c) pour tous ceux qui sont accablés par une difficulté

d) pour la communauté locale. »

Cette consigne n’est  pas un carcan comme le souligne le mot « habituellement », mais une indication pour ne pas réduire la liste à un seul genre de bénéficiaires.

C’est l’ouverture universelle de la prière qui doit être assuré.


Quand les préparer ?


Puisqu’il est nécessaire que notre prière colle aux besoins du monde et de l’Eglise, on ne peut la préparer 8 ou 15 jours avant.

Deux ou trois jours avant suffisent.

Il est bon de rester attentif à l’actualité du monde, et de notre paroisse jusqu’au dimanche pour nous permettre de ré-ajuster la PU si besoin.

Même si ce n’est pas nous « de PU » ce dimanche, nous pouvons aller voir ou l’animateur, ou la personne qui fait la PU, ou le prêtre s’il n’est pas happer par d’autres préparatifs dans la sacristie, pour lui demander si il/elle n’a pas oublié telle intention….

Toujours se poser la question : est – ce opportun ?


La PU doit tenir compte de ce qui intéresse le monde aujourd’hui, là où se situe l’Eglise.

Vous pouvez appeler le presbytère pour vous tenir informer de la vie de la paroisse et des intentions possibles. Vous pouvez consultez le journal « la croix », sur le net ; il se trouve aussi à la bibliothèque de Lucé.

Pour des raisons pastorales d’organisations, les pères Bruno et Eric, ainsi que l’animateur des chants souhaitent les recevoir au moins le samedi midi, car parfois il n’y a qu’une personne qui prépare pour toutes les églises de notre paroisse, et il nous faut la donner avec un temps d’avance à la personne qui la lira. C’est mieux ! ; Et puis à St François, la messe est célébrée le samedi soir.



la formulation et l’attitude du lecteur :


il y a deux formules clefs :

« PRIONS POUR…. » est  une formule qui est adressée à l’Assemblée. C’est une intention qui l’invite à la prière.

La prière de tous s’exprime alors par le silence qui suit l’intention puis par le refrain.

Le lecteur invite l’assemblée à prier. Et pendant le silence chacun peut répéter intérieurement l’intention en la priant.


« NOUS TE PRIONS POUR … » est une formule qui est adressée à Dieu. C’est une prière, et toute l’Assemblée l’adresse à Dieu.

L’Assemblée a alors une attitude intérieure de prière, et non plus seulement d’écoute.

Le lecteur  lui-même prie en lisant (sa prière).

Le silence est le bienvenu à la suite de cette prière.



L’écriture :


  • Adaptée à l’assemblée
  • Brève pour être mémorisée.
  • Mots simples et langages nerveux pour nourrir l’assemblée.
  • Avec un même destinataire, fort souvent Dieu notre Père ; et le refrain choisit est en adéquation


la PU n’est pas :


  • Une 2e homélie
  • Une reprise des lectures, et leur commentaire
  • Des conseils donnés à Dieu.
  • On ne prie pas pour des idées mais pour une/des personnes
  • Un règlement de compte personnel.
  • Partisane, mais juste et recevable pour une Assemblée.

à la lumière de la Parole :


Pour commencer la rédaction de la PU, la personne lira les textes proposés du dimanche. Ils nous interrogent, et supposent une conversion de notre part.

Alors, nous pourrons  nous interroger sur les personnes pour qui prier, « à la lumière de la Parole », et être à l’écoute du monde qui nous entoure.

La PU sera évangéliquement engagée.


Début et fin de la PU :


  • Elle débute par l’invitatoire que prononce le prêtre.
  • Elle se termine par l’oraison conclusive.

La personne arrive donc à l’ambon dés avant l’invitatoire, à la fin du « je crois en Dieu », et y reste jusqu’à la fin de la prière de conclusion.

Le corps participe à la prière, et donc on arrive pas au milieu de la PU, et on en repart pas avant la fin.



Lieu de la PU :


Elle est dite à l’ambon,  lieu de la Parole, de l’homélie, de la PU.

Occasionnellement  elle peut être dite depuis l’assemblée face à l’autel

(Le roc, le Christ).

Il peut y avoir des PU spontanées, en fonction de l’assemblée et du lieu si il s’y prête.


J’espère que ce  compte rendu  vous permettra de découvrir la richesse et la simplicité de la Prière Universelle.

Elle peut devenir une école de prière.

N’hésitez pas à rédiger et lire la Prière Universelle. Sur la paroisse, des personnes peuvent vous donner un coup de main :

  • Michel Bouttier,  Jean Claude Chartois, François Lhermusier
  • Françoise Illy, Jean-Marc Jubault, Bertrand Meslin, à St Hilaire.


Marie-Pierre Huré

 

QU'EST-CE QUE LA LITURGIE ?

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éthymologie :
  • "lit"  =  peuple
  • "urgie" =  action que l’on fait. Comme chirurgie = chir/urgie  =  action que l’on fait / avec la main.

La liturgie est l’action du peuple. Le sujet de la liturgie, c’est tout le peuple de Dieu, et au service de ce peuple.

Le « nous » des prières, n’est pas un « nous » de majesté, mais le « nous » de toute l’assemblée, de l’église universelle, de l’au-delà, et même les anges !

Or quel est-il ce travail ? Quelle est cette  action ?

C’est le Christ qui parle, qui chante, qui est présent sous les différentes espèces : c’est le travail du Christ. C’est son œuvre : « pour la gloire de Dieu et la Salut du monde. »

La liturgie est un lieu d’expérience : celle de la rencontre avec le Christ Vivant. Il nous associe à sa louange au Père et à sa mission de sauver tous les hommes.

Voilà à quoi sert la liturgie. Dans la liturgie, nous continuons l’œuvre de Christ.

La liturgie, c’est l’alchimie entre la présence de Dieu parmi nous et le lieu qui nous rappelle ce que nous sommes.

C’est un lieu qui ne doit pas nous renvoyer à nous-mêmes, mais un lieu qui nous révèle la présence du Ressuscité.

L’espace de nos liturgies doit faciliter cette rencontre. Nos rites et symboles déployés doivent être un lieu d’expérience de rencontre avec :

ses frères et sœurs ( Dieu a pris notre humanité)

et

Dieu ( Jésus-Christ est Dieu).

Il nous faut tenir ses deux réalités dans nos liturgies.

 
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Messes dominicales


LE SAMEDI


18h30 : Messe à Lucé
(Eglise St-François)


LE DIMANCHE


9h30 : Messe à Lucé
(Eglise St-Pantaléon)

11h00: Messe à Mainvilliers
(Eglise St-Hilaire)


Le 2ème dimanche du mois à 11h
Messe des familles
(avec liturgie adapté
aux jeunes enfants)



LE 3ème DIMANCHE DU MOIS

Messe à 10h30 à Amilly
(Eglise St-Pierre-St-Paul)



Partenaire Aleteia

Autres offices

Lundi
20h30: Chapelet à l'église St-Pantaléon

Mardi
18h30: Messe à l'église St-François
20h45: Groupe de prière charismatique et oecuménique au centre St-Pantaléon

Mercredi
8h30: Laudes à l'église St-Pantaléon
9h00: Messe à l'église St-Pantaléon
9h30: Adoration eucharistiques et confessions à l'église St-Pantaléon

Jeudi
9h00: Messe à l'église St-Hilaire
9h30: Adoration eucharistique à l'église St-Hilaire
14h00: Chapelet au centre St-Pantaléon

Vendredi
17h30: Adoration eucharistique et confessions à l'église St-Hilaire
18h30: Messe à l'église St-Hilaire

Dimanche
17h45: Chapelet de la Miséricorde à l'église St-Pierre-St-Paul
18h00: Adoration eucharistique à l'église St-Pierre-St-Paul






















* avec possibilité de confession

Nous contacter

Presbytère de Lucé

1 place du 19 mars 1962

Tel: 02.37.33.03.19

 

Permanences:

Du mardi au vendredi*: 17h à 18h30 - Samedi: 10h à 12h

(*le mardi seulement pendant les vacances scolaires)



Presbytère de Mainvilliers


4 rue Esther Villette

Tel: 02.37.21.15.33

 

Permanences:

Mercredi: 16h30 à 18h - Samedi: 10h à 12h

 


Presbytère d'Amilly


8 rue Jean Moulin

Tel: 02.37.27.59.07 (sur rdv)